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Le vendredi 4 janvier 2008 Par Yves Therrien
Non-indexation des régimes de retraite: le Québec risque de perdre 2 000 emplois
En refusant d'indexer complètement les rentes de l'ensemble des régimes complémentaires de retraite, le Québec se priverait de la création ou du maintien de plus de 2 000 emplois au Québec. C'est ce qu'affirme l'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP) qui dévoilait hier les résultats d'une étude portant sur l'impact économique pour le Québec de la désindexation des régimes complémentaires de retraite.
Selon l'Association, la majorité des régimes complémentaires de retraite au Québec ne sont que partiellement indexés au coût de la vie. La conséquence économique visible est la détérioration du pouvoir d'achat du retraité année après année.
Selon l'organisation, si l'indexation des rentes versées par les régimes complémentaires de retraite était complète, cela se traduirait par une création d'activité économique supplémentaire et générerait des rentrées fiscales additionnelles pour les deux ordres de gouvernement.
En 2008, le montant nécessaire pour indexer complètement les rentes versées par l'ensemble des régimes complémentaires de retraite du Québec serait de 236,3 millions $. Cela se traduirait par une création d'activité économique supplémentaire pour le Québec équivalente à la création ou au maintien de quelque 2 093 emplois. Par ailleurs, cette activité économique supplémentaire générerait des rentrées fiscales additionnelles pour les gouvernements du Québec et du Canada totalisant 44,2 millions $ en 2008.
Cette étude a été réalisée par Gérald Leblanc, professeur titulaire d'économie à l'Université Laval.
En 2007, le Québec comptait environ 706 000 personnes prestataires d'un régime complémentaire de retraite, dont environ 256 000 des secteurs public et parapublic.
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