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Décauchemarder en douceur ou retour sur le congrès de Laval Par Jacques Rancourt
En janvier 2008, je vous confiais bien candidement un cauchemar comme futur congressiste à Laval. J'avais promis de revenir vous dire si mon rêve s'était confondu avec la réalité. Ma conclusion : 50 % de réel dans ce rêve.
La grande qualité d'un congressiste est la patience. Il faut accepter de rester assis pendant quatre jours. Si vous avez une sciatique : vous abstenir. Comme tout bon congrès syndical, les mêmes personnes passent et repassent au micro quitte à nous faire trépasser (ce qui faillit m'arriver quand il fut question des statuts et règlements). J'ai pourtant constaté que certains congressistes atteignaient l'orgasme lors de ces débats. Cela reste un mystère pour ma personne.
J'ai failli deviner le nouveau nom de l'AREQ. On garde le même sigle : AREQ, mais on ajoute (CSQ). Le nom au long : Association des retraitées et retraités de l'éducation et des autres services publics du Québec. Nous sommes la seule association à être affiliée à une centrale syndicale. Je vous en apprends une bien bonne!
Ce que j'ai adoré : les dossiers sur l'indexation et sur la santé. Ces deux dossiers sont prioritaires pour le prochain mandat. On m'a convaincu qu'on doit combattre à tout prix la privatisation de notre système de santé. L'ennemie no 1 de l'indexation a pour nom madame Jérôme Forget.
On a rendu hommage à Lise Bissonnette qui nous a fait un excellent exposé sur sa façon de voir sa retraite : être à contre-courant du discours actuel qui veut nous retourner au travail ou nous engloutir dans le bénévolat. (Extraits à la page 20)
Je suis revenu en vie, mais je constate qu'il ne faudrait pas que j'abuse de ce genre de sport extrême.
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